Nombre d’entre nous ont découvert le visage du nouvel archevêque de Paris, Monseigneur Ulrich, lors de la réouverture de Notre-Dame de Paris, puis de sa consécration.
Son livre intitulé « la liberté de Dieu » nous permet de mieux le connaître.
Ancien archevêque de Chambéry et de Lille, il est archevêque de Paris depuis 2022.
D’emblée nous sommes attirés par le pasteur qui a mûri sa pensée et son action dans une dynamique de dialogue avec chacun.
La liberté de Dieu est sûrement une évidence, mais en même temps, elle est ce que nous refusons dans l’obscurité, tant nos désirs de contrôle, de relations à un système de valeurs, sont mis en péril par la reconnaissance de cette liberté de Dieu. Cette liberté nous impose dans la foi à être nous-mêmes libres : « La liberté, ce n’est pas de faire ce que l’on veut, mais de vouloir ce qu’on fait. ». (François Varillon (1905-1978)).
Sa découverte du Paris, d’aujourd’hui, fait contraste avec les idées reçues : population qui diminue et vieillit où la solitude et l’appauvrissement sont en constante croissance.
Monseigneur Ulrich, salue le fort engagement des laïcs dans toutes les paroisses parisiennes (p 78) qui participent à l’augmentation du nombre de baptisés et qui est en cohérence avec cette affirmation du Pape François : « l’Église ne fait pas de prosélytisme, elle se développe par attraction » (p 125).
Il rappelle également avec force et sagesse en quoi Vatican II est une chance pour l’Église, même si ce concile reste peu compris (p 101).
Par rapport à la relation avec la laïcité, il affirme que l’essentiel est de rester nous-mêmes dans la liberté spirituelle. Quant à la radicalité chrétienne, elle a pour visage, par exemple la compassion des 8000 bénévoles en aumônerie d’hôpitaux et en unité de soins palliatifs.
Et pour demain ? Un seul mot : le dialogue.